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Articles

Déficits extérieur et budgétaire : jumeaux, petits cousins ou parfaits étrangers?
Michel Normandin

Contribution à la réglementation de Bâle-3 : de la consistance interne du continuum du crédit commercial en marquant à la « valeur de modèle » le risque de crédit des engagements de crédit
Jean-Pierre D. Château

Intégration internationale et concurrence effective : quelques apports de la théorie de l’oligopole
Olivier Gaussens, Sophie Lecostey, Geoffray Simon

L’économique en perspective

De la crise financière à la crise de la dette et de l’euro
Pascal Salin

Compte rendu

Réflexions sur le livre de Philippe Aghion et alexandra Roulet
Repenser l’État.
Pour une social-démocratie de l’innovation
Gérard Bélanger

Rapport du directeur de L’Actualité économique
Patrick González

Programme du 51e Congrès annuel de la Société canadienne de science économique

 

Déficits extérieur et budgétaire : jumeaux, petits cousins ou parfaits étrangers?

Michel NORMANDIN
HEC Montréal
CIRPÉE

michel.normandin@hec.ca

Résumé – L’hypothèse de déficits jumeaux stipule qu’il existe une relation positive entre les déficits extérieur et budgétaire engendrée suite aux changements de dépenses publiques ou de taxes. La validité de cette hypothèse implique que les problèmes liés aux solvabilités du pays et du gouvernement peuvent être conjointement résolus à partir d’un seul instrument fiscal, soit les dépenses publiques, ou encore, les taxes. Cet article décrit les principaux résultats empiriques relativement à la validité de l’hypothèse de déficits jumeaux et présente les prédictions de différents modèles économiques quant à la relation entre les déficits extérieur et budgétaire.

Abstract

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Contribution à la réglementation de Bâle-3 : de la consistance interne du continuum du crédit commercial en marquant à la « valeur de modèle » le risque de crédit des engagements de crédit

Jean-Pierre D. CHÂTEAU
Université de Macao, Chine
Rouen School of Business, France

jpchateau1@gmail.com

Résumé – Dans le cadre de Bâle-2, l’étude vise à calculer pour les banques canadiennes la charge en capital afférente aux engagements de crédit hors bilan qui s’avère consistante avec celle des prêts au comptant au bilan. Cette consistance s’obtient en sélectionnant le risque de crédit des engagements (par similitude avec celui des prêts commerciaux) au lieu de la durée initiale des engagements (comme prescrit par Bâle-2) comme déterminant principal du calcul. Pour y arriver, nous proposons la « valeur de ou au modèle » comme approche avancée fondée sur les notations internes (NI) : dans celle-ci, le risque de crédit est appréhendé par une option de vente (put) basée sur une distribution de Johnson à quatre paramètres de la « valeur d’endettement à terme » (ce terme désignant la valeur de modèle de l’engagement). Ensuite, lors du calcul de la « juste » charge en capital d’un engagement, le risque « réel » de crédit, évalué comme put à terme de Johnson, est combiné avec la proportion de tirage de la ligne de crédit. Cette charge étant très modérée, l’approche « valeur de modèle » constitue une approche NI avancée « efficiente » puisqu’elle réduit la charge en capital par rapport à celle obtenue par l’approche Bâle-2 simplifiée ou même par rapport à celles obtenues par d’autres procédures NI avancées propres aux banques. Enfin, la valeur au modèle permet de déterminer la charge en capital additionnelle induite par une baisse de la cote de crédit d’un emprunteur. Cette application pratique s’appuie sur la correspondance entre valeurs d’endettement et cotes de crédit d’agences de notation externes ainsi que sur l’existence d’une matrice de probabilités de transition entre notations de crédit en début et fin de période.

Abstract –  This research aims to bring some internal consistency to the computation of the credit-risk capital charge of loan commitments and commercial spot loans, namely the components of the commercial credit continuum. Consistency is achieved by using commitment credit risk (as for commercial-loan risk) instead of commitment initial term (as mandated by Basel-2) as the computation main determinant. This is done by proposing marking to model as the bank’s advanced internal-ratings-based (AIRB) approach : credit risk is captured by a four-parameter Johnson distribution of the commitment marked-to-model value (also known as the indebtedness futures value). Once priced as a Johnson’s futures put option, “true” credit risk is combined with the commitment exercise-cum-funding proportion so as to compute the commitment “fair” capital charge. As the latter is quite moderate, marking to model is an “efficient” AIRB approach that offers capital relief with respect to Basel-2 simplified approach but also with respect to the banks’ own alternative AIRB procedures. Marking to model also helps determine the banks’ incremental capital cost caused by borrowers’ credit-rating downgrades. This policy implication hinges on mapping indebtedness values into borrowers’ credit ratings of external agencies and using transition probabilities between beginning and end-of-period credit ratings.

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Intégration internationale et concurrence effective : quelques apports de la théorie de l’oligopole

Olivier GAUSSENS
Sophie LECOSTEY
Geoffray SIMON
Université de Caen-Basse-Normandie
CREM-UMR CNRS 6211

Résumé – L’objectif de ce papier est de présenter une sélection de contributions théoriques étudiant l’effet de l’intégration internationale des marchés sur la concurrence effective. L’analyse est menée en termes d’équilibre partiel. Elle mêle concurrence oligopolistique et intégration imparfaite et met l’accent sur les comportements stratégiques des firmes permettant ainsi de ne pas réduire le champ décisionnel des firmes au simple ajustement de leurs volumes de production ou de leurs prix. En cela, cette littérature relève d’une « économie industrielle de l’intégration internationale ». Le principal résultat auquel aboutissent les contributions présentées est qu’un accroissement de l’intégration internationale n’entraîne pas nécessairement un renforcement de la concurrence et, en corollaire, qu’une intégration plus poussée des marchés doit s’appuyer sur une politique de la concurrence renforcée et/ou une politique industrielle adaptée.

Abstract – Market Integration and Competition : Some Insights from Oligopoly Theory. This paper provides a survey of some theoretical contributions devoted to the role that international market integration has on effective competition. The analytical framework of this literature encompasses oligopolistic competition and imperfect integration. Our main focus is on the strategic behavior of firms, meaning that their action goes beyond the simple adjustment in price or quantity. In this sense, this literature belongs to what is called “oligopoly trade theory”. The selected contributions tend to conclude that, contrary to what simple intuition might suggest, an increased level of market integration does not necessarily imply a higher degree of competition. As a consequence, to achieve enhanced market competition, increased market integration should be complemented by an adjusted competition policy and an adapted industrial policy, which take into account the side effects of integration

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De la crise financière à la crise de la dette et de l’euro

Pascal SALIN
Université Paris-Dauphine

Résumé

Abstract –

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