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Le régime de rentes du Québec : le rendement différencié selon l’année de prise de la retraite de 1968 jusqu’en 2056
Luc Godbout, Yves Trudel et Suzie St-Cerny

Évaluation et analyse du potentiel commercial dans la CEMAC
Désiré Avom et Dieudonné Mignamissi

L’économique en perspective

Expliquer et contenir la prise de risque excessive des banques
Pierre Chaigneau


Le Régime de rentes du Québec : le rendement différencié selon l’année de prise de la retraite de 1968 jusqu’en 2056*

Luc Godbout
Département de fiscalité
Université de Sherbrooke
luc.godbout@usherbrooke.ca

Yves Trudel
Département de finance
Université de Sherbrooke
yves.trudel@usherbrooke.ca

Suzie St-Cerny
Université de Sherbrooke
suzie.st-cerny@usherbrooke.ca

Résumé – La présente étude s’intéresse aux taux de rendement réalisés et anticipés des cotisants au Régime de rentes du Québec de 1968 jusqu’en 2056. Pour ce faire, des agents pour chacune de ces années ont été constitués. Une décroissance constante des rendements s’observe au cours de la période. Les taux de rendement de la première génération de cotisants sont nettement supérieurs à ceux des générations subséquentes principalement en raison des modalités de mise en place des prestations. Le relèvement des taux de cotisation pour les générations subséquentes joue aussi un rôle dans la réduction du taux de rendement observé mais, contrairement à la croyance populaire, l’importance de ce facteur est beaucoup moins grande.
Introduction
La Régie des rentes du Québec a été créée en juillet 1965 pour lancer le 1er janvier 1966 le Régime de rentes du Québec (le Régime). Les premières prestations ont été versées dès le 1er janvier 19671. Il s’agit d’un régime jeune qui arrive à peine à maturité. En effet, les premiers prestataires ayant pris leur retraite à 65 ans en 2006 ont cotisé pendant un minimum de 40 ans alors que ceux qui prendront leur retraite à 65 ans en 2013 seront les premiers qui étaient âgés de 18 ans au moment de la création du Régime.

Évaluation et analyse du potentiel commercial dans la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC)*

Désiré AVOM
LAREA-FSEG
Université de Yaoundé II-Soa, Cameroun
avom99@gmail.com

Dieudonné MIGNAMISSI
LAREA-FSEG
Université de Yaoundé II-Cameroun
mignamissid@yahoo.fr

Résumé – L’objectif de cet article est d’évaluer et d’analyser le potentiel commercial des pays de la CEMAC selon l’approche de l’intégration économique par le marché. Pour y parvenir, nous adoptons une démarche en plusieurs étapes. Après une analyse des faits stylisés, un modèle de gravité est appliqué et estimé selon plusieurs variantes pour évaluer les déterminants des échanges commerciaux. Les résultats obtenus sont ensuite utilisés pour le calcul du potentiel commercial communautaire. Nous parvenons aux principaux résultats suivants : (i) les faits stylisés montrent que les pays de la CEMAC sont faiblement intégrés commercialement, extravertis et hétérogènes; (ii) les coefficients des variables traditionnelles du modèle de gravité sont globalement de signes attendus; (iii) le faible niveau de revenu par habitant et surtout la faible diversification productive réduisent fortement le potentiel commercial dans la sous-région; (iv) des épisodes de création d’échanges, quoiqu’à un niveau faible, apparaissent, notamment dans les flux bilatéraux du Cameroun avec les autres États membres.

Abstract – This paper aims to evaluate and analyze trade potential of Monetary and Economic Community of Central Africa’s countries (MECCA) in the light of market integration theory. Gradually, we analyze stylized facts of member’s countries trade and estimate an augmented gravity model to evaluate the bilateral trade patterns in the subregion. The results obtained are used to compute the trade potential index in the community. The study found four major results: (i) the stylized facts show heterogeneity and a low level of integration in the subregion; (ii) the coefficients of the traditional variables of the gravity model globally keep their theoretical signs; (iii) the poor level of GDP per capita and the lack of diversification of productive structures are the main factors reducing trade potential in the sub-region; (iv) even though weak, there is some trade creation episodes, notably in the bilateral flows of Cameroon and others member’s countries.

Expliquer et contenir la prise de risque excessive des banques

Pierre Chaigneau
HEC Montréal
et CIRPÉE

Résumé – Nous confrontons les critiques récemment adressées à l’encontre des banques à la théorie économique. Nous expliquons pourquoi les banques ne sont fondamentalement pas des entreprises comme les autres, de sorte que leur gouvernance devrait être spéciale. Pour que la prise de risque dans le secteur financier ne soit pas excessive, nous proposons ensuite deux mesures qui s’attaquent aux racines du problème, c’est-à-dire la responsabilité limitée des actionnaires des banques associée à l’optimalité de secourir des banques en détresse d’une part, et les externalités négatives exercées par les faillites de banques d’autre part.