Numériquement Vôtre : quand le professeur devient coach. Bienvenue dans l’école du futur.

Voici un article qui a été rédigé par une collègue : Yvette Lapa Dessap, analyste au service de gestion des technologies de l’information et chargé de cours à HEC Montréal.

Bienvenue dans l’école du futur.
Par Yvette Lapa Dessap

Ce sera peut-être dans dix, voire 20 ans. « Il sera exceptionnel de venir en classe ! » lance Jean Talbot, professeur à HEC Montréal, sous le regard curieux d’une salle comble. Au rendez-vous annuel des diplômés 2011, il donne ainsi le ton à un atelier sur l’avenir à l’ère du numérique à HEC Montréal…et en général.

Si Jean Talbot se risque à prédire l’avenir, c’est qu’il est bien équipé. Il est à la tête de la direction de l’apprentissage et de l’innovation pédagogique de l’école. Soutenir ses pairs dans l’intégration des technologies de l’information à leur pédagogie est capital. La technologie ne cesse d’évoluer, avec des classes super-équipées aux allures de laboratoire virtuel. « Il peut être difficile pour le professeur d’absorber tout cela ».

Une histoire de changement

« Le monde a évolué plus vite que l’école ». Aujourd’hui, les étudiants sont différents. Mobiles. Multitâches. Étudier et naviguer sur les réseaux sociaux à une heure du matin leur est naturel. « Trois heures à écouter religieusement l’enseignant ne fait pas partie de leur bagage conceptuel. Ils sont jeunes et pour certains, le Canadien de Montréal n’a probablement jamais gagné la coupe Stanley ». L’accès à la connaissance est plus facile. Apprentissage actif et collaboratif. Personnalisation des contenus. Numérisation de la formation. Éducation ouverte avec partage de savoirs. Autant de corollaires non sans défis. Dans ce contexte, le professeur n’a plus le choix : il devient guide, coach, mentor.

Autopsie de l’école traditionnelle

Le destin de l’école traditionnelle semble se sceller à petit feu. Pourtant, une étude récente de l’organisation torontoise Higher Education Strategy Associates révèle que les étudiants préfèrent à 79 % la méthode d’enseignement traditionnelle. Ils veulent aussi, à 70 % avoir accès à davantage de ressources technologiques. Vérité ou contradiction ? L’avenir nous le dira. En attendant, on se laisse présager une école du futur numérique et sociale : « On viendra en classe pour le volet social : échanger, discuter ».

Cet article a été produit dans le cadre du projet d’appui à la relève en journalisme économique Quebecor HEC-Montréal.

Ce contenu a été publié dans Compte-rendu, avec comme mot(s)-clé(s) , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *