Un projet-pilote pour détecter le plagiat électronique à HEC Montréal

Le 20e siècle a vu bon nombre d’innovations naître. L’impact sur notre société occidentale est incontestable et le monde de l’éducation n’est pas en reste. Les nouvelles technologies ont ouvert beaucoup de possibilités sur le plan pédagogique et sont en général associées à un meilleur apprentissage. Par contre, en certaines occasions, les TIC et internet en particulier peuvent également devenir l’ennemi de l’enseignant.

Communément appelée « plagiat électronique », insérer dans un travail, un mémoire ou une thèse du texte provenant d’une autre source (souvent le web) sans en citer la source est une pratique malheureusement répandue. Les causes sont nombreuses : ignorance, biais culturel, lacunes dans les compétences informationnelles, pression, manque de temps, malfaisance, etc.

Quelles solutions s’offrent aux enseignants et aux institutions pour contrer le plagiat électronique  qui incontestablement lèse les étudiants honnêtes, nuit à l’apprentissage, à la relation enseignant-enseigné et à la valeur du diplôme délivré par l’institution?

Dans la littérature sur le sujet, plusieurs parlent d’une approche intégrée menée par l’institution et mettant de l’avant plusieurs actions avec trois différentes portées : sensibilisation, prévention et sanction. Parmi les actions proposées les plus fréquentes et les plus répandues dans les institutions d’enseignement supérieur se trouve l’utilisation d’outils de détection de similitudes. Ces outils permettent de comparer les travaux soumis au contenu qui se trouve sur le web et aux autres travaux préalablement soumis (trimestres actuel ou antérieurs).

Suite à la demande de plusieurs professeurs, le Responsable à l’intégrité académique de l’École et la DAIP, aidés de GTI, ont mis sur pied un projet-pilote avec deux outils de détection du plagiat. Les travaux de 18 groupe-cours ont donc été soumis à ces deux logiciels durant la session d’automne 2011. Par la suite, les 14 enseignants participants ont fourni une rétroaction assez complète de leur expérience dans laquelle il apparaît clairement qu’ils ont grandement apprécié l’utilisation de ce genre d’outil. Une fois toute l’analyse du projet et de ses enjeux complétée, le Responsable à l’intégrité académique, GTI et la DAIP émettront des recommandations à l’École. C’est à suivre…

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