Portrait de gouverneurs (suite)

Jacques Landreville Administrateur de sociétés

Né dans le quartier Saint-Henri à Montréal, Jacques Landreville a décidé tôt dans la vie que le succès lui sourirait. Il ne s’est pas trompé. Ce fils d’ouvrier s’est illustré au cours des années parmi les meilleurs gestionnaires au pays, en remportant une série d’honneurs tels que MBA de l’année, meilleur président d’entreprise au Canada et un doctorat honorifique.

La carrière de Jacques Landreville a débuté dans le domaine de l’enseignement, d’abord comme professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi et ensuite comme directeur du département de MBA à l’Université de Sherbrooke.

Formé en comptabilité à HEC Montréal et ensuite détenteur d’un MBA de l’Université de Sherbrooke, il quitte son emploi de professeur en 1976 pour un poste de cadre chez Humpty Dumpty. Sa carrière le mènera ensuite à un poste de vice-président chez Lassonde et, quelques années plus tard, au poste de président des Gâteaux Vachon.

En 1991, il est nommé président de Uni-Select, une entreprise de pièces de voiture qui avait alors un chiffre d’affaires de 200 millions de dollars. Sous sa gouverne, le chiffre d’affaires grimpera jusqu’à 1,3 milliard de dollars. Discipline, rigueur intellectuelle, planification et surtout, plaisir à travailler sont à l’origine de son succès.

Son affection pour HEC Montréal remonte à loin. En plus d’y être diplômé, il a été, entre autres, président de l’Association des diplômés, membre du conseil d’administration et membre du comité de mise en place du Conseil des gouverneurs. Pour Jacques Landreville, HEC Montréal est l’université qui lui a donné sa chance, qui lui a permis de se surpasser et de se développer sur le plan intellectuel. Il veut faire en sorte que d’autres fils d’ouvrier puissent, tout comme lui, fréquenter cette grande école et développer les outils qui leur permettront de gagner. Parce que, comme il le dit si bien, gagner est un plaisir extraordinaire!

Sue McDougall Chartrand Présidente et cofondatrice, De la rue à la RÉUSSITE

Sue McDougall Chartrand est présidente et cofondatrice de l’organisme De la rue à la RÉUSSITE qui aide les jeunes de la rue à réintégrer le marché du travail. C’est avec son mari, Jean-Pierre Chartrand, qu’elle a mis sur pied cette approche innovatrice qui fait appel à la collaboration des organismes communautaires, des entreprises et des médias pour vaincre l’itinérance. Pour honorer la mémoire de son conjoint et soutenir l’entrepreneuriat québécois, elle a accepté de se joindre au Conseil des gouverneurs de HEC Montréal, une institution que Jean-Pierre Chartrand admirait.

Alors qu’il était étudiant, Jean-Pierre Chartrand reçoit une bourse pour étudier à HEC Montréal. Il opte pour des études en marketing et administration. Constatant la faible présence des Québécois francophones en entrepreneuriat, il décide d’orienter ses actions pour développer l’esprit entrepreneurial des Québécois.

Après un passage chez BCP Publicité, il fonde DEVCOM, une compagnie qui appuie les entreprises dans leur plan de croissance. Plusieurs grandes entreprises du Québec bénéficient de ses conseils. En 1985, il devient partenaire de Novacap, un chef de file dans le domaine du capital de risque qui soutient les entreprises aspirant à devenir des joueurs de premier plan dans leur industrie. À la fin des années 80, il crée Réseau Capital qui stimule et favorise le développement de l’industrie du capital de risque au Québec.

Touché par le sort des plus pauvres, il met sur pied deux organismes qui viennent en aide aux plus défavorisés :
Le Boulot Vers, qui offre des stages en milieu de travail à des jeunes provenant de milieux difficiles et, avec sa femme Sue McDougall Chartrand, De la rue à la RÉUSSITE.

Toute sa vie, Jean-Pierre Chartrand a encouragé les autres à se dépasser. Le Fonds Jean-Pierre Chartrand poursuivra son œuvre en appuyant le démarrage d’entreprises par des étudiants qui s’inscrivent au concours Entrepreneurship & Innovation du Centre d’entrepreneurship HEC-POLY-UdeM.