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HEC Montréal
Patrick Cohendet & Laurent Simon
[Présidente de séance : Lucy Stojak, HEC Montréal]
Marlei Pozzebon (HEC Montréal)
Frank Escoubes (Deloitte)
Benoit Savard (SMA)
Francis Gosselin (BETA)
[Discussion avec la salle]
La manière dont s’exprime la créativité citoyenne n’est pas encore clairement identifiée. Pour certains, il s’agit de construire de nouveaux espaces de rencontre, d’expérimentations ou de performances partagées pour bénéficier d’incubateurs et de tremplins pour la création. Pour d’autres, il s’agit de réinvestir certains lieux délaissés (anciens bâtiments, usines, cinémas, casernes, etc.) afin que dans chaque quartier (et en particulier les moins favorisés) on puisse redonner vie aux espaces « en jachère » dans la ville; ou bien, il s’agit de transformer certains lieux de savoirs délaissés (bibliothèques, musées, etc.) en des lieux riches d’échanges de connaissance en tirant le meilleur parti des technologies de la communication. Pour d’autres encore, la créativité citoyenne nait dans un underground contestant les habitudes, règles et standards dominants, où s’élaborent à l’écart du système marchand des styles et tendances nouvelles. La créativité citoyenne peut aussi chercher à « donner davantage de sens à la ville », en multipliant les connexions entre zones fragmentées (par les voies urbaines, les espaces vides, les zones peu sécurisées), en évitant les diverses formes de ségrégations urbaines (par classe de revenu, par âges, etc.), ou en favorisant une meilleure participation démocratique des habitants aux décisions touchant l’avenir de la ville... Ainsi, bien plus que de créativité citoyenne, on devrait parler de créativités citoyennes...
Détail
[Présidente de séance : Lucy Stojak, HEC Montréal]
AMUSE (Monica Ruffo)
Île sans fil (Sylvain Carle)
Générations d’idées (Mélanie Joly)
Institut du Nouveau-Monde (André Fortin)
[Discussion avec la salle]
Montréal est un véritable laboratoire d’expériences de créativité citoyenne bottom-up, partant de groupes de citoyens désireux d’améliorer à travers des projets créatifs très divers d’améliorer la qualité de la vie et des rapports humains dans la ville. Une large place de l’atelier sera ainsi consacrée à la présentation d’expériences très diverses: animation des quartiers urbains, entrepreneuriat social, modes d’expression des idées créatrices par les citoyens, etc.
[Président de séance : Jean-François Harvey, HEC Montréal]
Communauto (Patrick Pelletier)
Initiative Les enfants contre la violence (Benoit Savard)
Kino (Jéricho Jeudy)
[Discussion avec la salle]
[Président de séance : Denis Roy, Egzakt]
Muséum Nature (Julie Bourbonnais)
Underground / Sneaker Culture (Brooke Rutherford & Jean-Philippe Lalonde)
1 866 APPELLE (Francis Duperron, François Coulombe-Giguère)
[Discussion avec la salle]
Urbania (Philippe Lamarre)
Culture Montréal (Pierre Richard)
SAT (René Barsalo)
[Discussion avec la salle]
Comme le rappelle Landry, le succès d’une ville créative est profondément lié à la capacité de fertilisations croisées entre les forces créatives top down (intérêts privés et pouvoirs publics) et bottom up (créativité citoyenne). Ces conditions supposent l’existence d’une «écologie» complexe, qui trouve en partie ses origines dans un certain nombre de faits d’histoire et de culture. Cette écologie se déploie à travers des interactions riches qui mettent en tension des individus, des communautés et des collectifs, ainsi que des institutions et des entreprises. Elle s’articule autour de différents niveaux de diversité et de différents régimes de proximité qui trouvent à s’exprimer essentiellement via des espaces et des lieux, supports des rencontres, plateformes d’expressions et d’expérimentations. Celles-ci se cristallisent ponctuellement sous forme de projets et d’événements, qui actualisent et publicisent la créativité autrement diffuse et localisée, alimentant et fertilisant à nouveau le terrain socioculturel de la ville. Le caractère profondément «organique», voire « écosystémique » de ces dynamiques nous invite à la fois à la curiosité et à la prudence. Si d’une part il apparait urgent de poursuivre les recherches empiriques destinées à documenter ces phénomènes par des approches «à grains fins», ancrées et interdisciplinaires, afin d’en mieux saisir l’essence et de raffiner modèles et théories; il convient aussi de modérer les ardeurs des décideurs qui souhaiteraient promouvoir la reproduction ou l’imitation des villes créatives en leur propre cité. Le cas de Montréal montre que toute écologie est portée par son histoire et son milieu, et que si une ville se veut créative, elle se doit avant tout de l’être par l’expression de ses singularités et le respect de son identité, et de ceux qui l’habitent et la vivent.
Détail
[Président de séance : Patrick Cohendet, HEC Montréal]
Jordi Villanova (Mercan Capital Ltd)
Frank Escoubes (Deloitte)
Roger Parent (realisations.net)
Lucie Lamoureux (Loto-Québec)
[Discussion avec la salle]
Les projets de créativité citoyenne révèlent l’urgence d’explorer de nouvelles approches de financement véritablement adaptés aux différents modes de la création, en particulier en amont. En effet, les financements académiques financent majoritairement les recherches disciplinaires de chercheurs établis; les soutiens publics à l’innovation offrent des crédits d’impôts, ce qui suppose la mobilisation d’un certain capital de départ et un «business-case» bien établi, comme l’attendent aussi les banques ou le capital de risque. Ils se fondent sur du potentiel prouvé et du capital déjà acquis, qu’il soit économique, de réputation ou d’expérience. De fait, ils accordent peu de crédit aux étapes d’exploration et de consolidation des idées non-instituées, en amont de toute démarche entrepreneuriale. Or, en particulier dans le cas de projets hybrides et collectifs dans des domaines émergents, de l’ordre de la créativité citoyenne précisément , ou non solvables à court terme, avec des créateurs qui en sont à leurs premières armes, les grilles d’analyse des organismes subventionnaires, des ministères, des banques ou du capital de risque ne peuvent s’appliquer. Les outils doivent être profondément repensés. Cette session de l’atelier sera en grande partie consacrée à une réflexion sur les expériences concrètes dans ce domaine.
Détail
Conjuguer avec les médias est un essai sur les transformations, voire les mutations en cours qui se développent au sein de la médiasphère. Les usages, les pratiques se redéploient à un rythme sans précédent. Les espaces communicationnels et relationnels se transforment. Les organisations se restructurent sous d’autres formes et les professions se réinventent. La mondialisation ajoute à la complexité du phénomène. Aussi est-il essentiel de réfléchir sur les nouveaux défis qui sont posés dans cette ère du numérique. Les auteurs proposent une démarche réflexive portant sur les fondements communicationnels et les principes anthropologiques qui aident à comprendre ce redéploiement.
Cette activité de lancement fera place à un débat entre les deux auteurs du livre et le journaliste de renom Guy Arpin. Trois principaux thèmes y seront débattus :
Patrick Cohendet & Laurent Simon
[Présidente de séance : Lucy Stojak, HEC Montréal]
Creative commons & périphérie : le techno-brega brésilien (Marlei Pozzebon)
Future Global Cities (Barcelone – Pilar Conesa)
Laboratoire d’idées (Strasbourg – Francis Gosselin)
Cybermuseologie & narrations numériques (Ottawa – Lise Boily)
[Discussion avec la salle]
[Président de séance : Yves Bourguignon, CRÉ de Montréal]
Caroline Rioux (CRÉ de Montréal & Forum jeunesse de l’île de Montréal)
Maude Léonard (Troc-tes-Trucs)
Geneviève Morand (Magazine Authentik)
Jean-François Archambault (Tablée des Chefs)
[Discussion avec la salle]
Au Québec, les réflexions, les actions et les engagements collectifs ont marqué la Révolution tranquille. Aujourd’hui, après les grandes manifestations jeunes des années passées sur les frais de scolarité, la mondialisation et les guerres en Irak et ailleurs, qu’en est-il de l’engagement des jeunes et de leur créativité citoyenne ? Les jeunes ont-ils maintenant des manières différentes de créer, de participer, d’être des citoyennes et citoyens engagés ? Tous les jours, des jeunes de Montréal s’engagent concrètement et créativement dans la transformation du monde. Cette période du forum développera l’hypothèse que bien des jeunes sont engagés et créatifs dans leur communauté, mais qu’ils le sont avec une vision différente, en utilisant des outils nouveaux, dans l’addition d’une multitude de réseaux, de contributions et d’actions ciblées pour obtenir des résultats concrets.
Bruno Boutot (Boutotcom.com)
[Discussion avec la salle]
Que peut nous apprendre sur les nouveaux outils de travail de la créativité citoyenne un expert qui donne à des publics professionnels et universitaires, et à des chefs d’entreprise, des conférences et des sessions privées de familiarisation avec le web, les nouveaux médias et les communautés,? Après avoir exploré des centaines de communautés sur le web, le journalisme, la direction de média, la direction de communautés participatives, et conseillé clients et médias dans l’accueil des publics et la gestion des communautés virtuelles, comment présenter les bar camps, unconferences et autres nouveaux outils ? Journaliste économique et cofondateur du magazine Infopresse, Bruno Boutot est depuis 2000 membre actif de plusieurs communautés américaines et auteur de media machina, sur les modèles de revenus des médias sur le Web, en cours de publication.
[Président de séance : Roger Parent, realisations.net]
Que se passe-t-il quand des citoyennes et citoyens se réunissent autour d’un défi, d’une problématique à régler, ou plus positivement, quand on leur donne l’occasion d’influencer le développement de leur ville, de leur quartier ? Jusqu’où peut aller la créativité et l’imaginaire citoyens ? En conclusion du Forum Créativités citoyennes, après avoir passé en revue bien des aspects théoriques et pratiques de l’engagement citoyen créatif, les participants seront invités à faire une démonstration concrète de ce qu’ils auront appris, compris et intégré. Le Forum soumettra aux participants deux situations, deux visions où les Montréalais pourraient bénéficier de la contribution de la créativité citoyenne. Sans autres limites que celles des réalités et des données de base des deux situations, les participants seront invités, « à chaud », à inventer leur vision, proposer leurs idées et leurs solutions nouvelles. Un objectif central : améliorer le cadre de vie de leurs concitoyennes et concitoyens en contribuant au développement de leur ville et à son potentiel créatif. Et qui sait, cet exercice pratique en créativité citoyenne verra-t-il naître des solutions et des visions inédites qui seront retenues pour application !
[Président de séance : Yves Bourguignon, CRÉ de Montréal]
Patrick Cohendet & Laurent Simon