Colloque à HEC Montréal les 18 et 19 mai 2009

La quête de croissance économique dans laquelle nos sociétés sont engagées est indirectement responsable de la dégradation préoccupante de notre environnement. Par ailleurs, force est de constater que la croissance n’est pas nécessairement synonyme de progrès social, comme le prouvent le creusement des inégalités observé en Occident depuis trente ans et la précarisation des conditions de vie d’une frange grandissante de la population des sociétés les plus riches de la planète.

Faut-il alors crier «Halte à la croissance!», comme l’a fait le Club de Rome dès 1972, et s’engager sur la voie d’une «décroissance soutenable» ? Ou bien, est-il préférable de viser un «développement durable», conciliant croissance économique, progrès social et préservation de l’environnement? Jusqu’où en somme remettre en cause l’impératif de croissance économique? S’agit-il simplement d’effectuer un travail d’ajustement du «modèle de développement» de nos sociétés ou faut-il chercher ni plus ni moins à en sortir ? Et, selon l’option choisie, comment s’y prendre concrètement?

Telles sont les questions essentielles qui furent soumises au débat dans le cadre de ce colloque, qui s’est déroulé les 18 et 19 mai 2009 à HEC Montréal (Québec). L’appel à communication lancé dans cette perspective s’adressait à toute personne ayant développé une réflexion de fond sur ces questions, quels que soient son activité, son statut et son éventuelle spécialité.