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Le professeur adjoint Jonathan Deschênes a publié un intéressant article sur le contexte particulier dans lequel s’inscrit la gestion des organismes caritatifs.
Extrait :
De récents scandales entourant des frais d’administration élevés nous rappellent que les organismes caritatifs oeuvrent dans un marché hautement complexe. D’une part, ces entités servent principalement des personnes en position de vulnérabilité (pauvreté, violence, dépendance, maladie, etc.). D’autre part, ces organismes ont recours à la générosité des donateurs pour assurer leur fonctionnement. Il n’est donc pas surprenant qu’ils soient scrutés à la loupe et que ces nouvelles soulèvent les passions au Québec.
Le professeur Yves-Marie Abraham, en collaboration avec Hervé Philippe (Université de Montréal) questionne la viabilité «d’une croissance infinie dans un monde fini» telle que postulée par le développement durable.
Le professeur Alexandre Bitektine se prononce sur les lois encadrant l’exploration minière au Québec.
Extrait : Les normes sociales évoluent lentement mais sûrement. Au XIXe siècle, la pollution n’était pas considérée comme un problème. Jusque dans les années 70, il était parfaitement acceptable d’utiliser du DDT partout, même une fois les effets de ce produit sur la santé et l’environnement bien connus. On pouvait également fumer n’importe où, même si les risques et les dangers du tabagisme étaient déjà clairs. Il a fallu de nombreuses années et de vifs débats pour modifier les règlements et bannir ces pratiques désormais incompatibles avec les normes et les valeurs de la société. Alors, comment les nouvelles normes sociales se traduisent-elles en règlementation? Pourquoi existe-t-il des écarts entre les valeurs de notre société et les règlements qui la régissent?
Sylvain Landry, professeur titulaire et directeur associé de Pôle Santé HEC Montréal, s’intéresse aux processus d’amélioration de la pratique médicale dans les systèmes de santé et de services sociaux.
*En collaboration avec Serge Dubé, professeur de chirurgie à la faculté de médecine de l’Université de Montréal, et avec Martin Beaulieu, chercheur du groupe CHAÎNE.
Extrait :
Lorsqu’il s’agit d’en étudier les pratiques de gestion, le secteur de la santé a ceci de bien particulier: il se caractérise par une forte autonomie professionnelle de ses principaux acteurs, laissant place à beaucoup d’initiatives individuelles, avec pour conséquence un grand niveau d’ambiguïté dans les processus de travail.
Ces problèmes peuvent être la source d’erreurs médicales ou être une entrave à la productivité de ces dernières. L’étude conclut que chaque infirmière perd environ 45 minutes par quart de travail à corriger ces difficultés. Le caractère ponctuel et individuel des mesures correctives produit rarement des effets pérennes.
Ces solutions ont donc un caractère éphémère et le lendemain les mêmes infirmières risquent fort de se heurter aux mêmes problèmes, sans compter que certaines «solutions» occasionneront à leur tour des problèmes en aval faute d’une vision d’ensemble des processus.
Le professeur Justin Leroux signe un article dans La Presse.
Extrait : Au sortir d’une campagne électorale où, comme d’habitude, les promesses abondaient, les services publics avaient la vedette: un pont par-ci, un échangeur par-là, pour ne parler que du domaine des transports. Malheureusement, ces effets d’annonce, qui stimulent la fibre émotionnelle des électeurs, sont trop peu souvent accompagnés de discussions rationnelles sur leur corollaire financier: comment allons-nous payer tout ça?